Les droits des autochtones doivent passer avant le profit

9 août 12 - A l’occasion de la Journée internationale des populations autochtones, le 9 août 2012, Amnesty International appelle les gouvernements et les entreprises à garantir les droits des communautés indigènes.

Amnesty International - Amnesty International constate les manquements des gouvernements à leur obligation de consulter les populations autochtones au sujet de projets de développement tels que des autoroutes, des oléoducs, des barrages hydroélectriques et des mines à ciel ouvert à l’intérieur et à proximité de leurs territoires.

L’organisation détaille dans une synthèse plusieurs défaillances des gouvernements, notamment un manque de transparence et de bonne foi, des menaces et des inculpations pénales sans fondement contre des responsables locaux qui soulèvent les problèmes liés aux projets. Trop souvent, les actions des entreprises ne sont pas contrôlées et aucune réparation n’est proposée aux populations touchées en cas d’atteintes à leurs droits humains.

« Les grands projets ont un impact très négatif sur les communautés indigènes et ils ne doivent se poursuivre que si les populations concernées ont exprimé leur consentement libre et éclairé », a déclaré Mariano Machain, chargé de campagne sur les droits économiques, sociaux et culturels chez Amnesty International.

Les gouvernements de plusieurs pays du continent américain ont manqué à leur devoir de contrôler les actions des industries extractives, même quand ces dernières ont une incidence sur les populations locales. En Equateur, par exemple, la communauté indigène de Sarayaku courait le risque de perdre une partie de ses terres ancestrales au profit du projet d’une compagnie pétrolière, sans avoir été consultée. Les membres de la communauté ont porté l’affaire jusque devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme. En juillet 2012, les Sarayaku ont obtenu gain de cause. La Cour a jugé que l’Equateur avait l’obligation de mettre en oeuvre une consultation appropriée et participative des membres de la communauté de Sarayaku. Cet arrêt a établi une jurisprudence qui s’applique désormais aux autres pays du continent américain.

« Le développement économique peut contribuer au respect des droits humains. Mais la recherche du développement ne doit pas se faire au détriment des droits humains des peuples indigènes », a déclaré Mariano Machain.

Amnesty International appelle les Etats à prendre des mesures concrètes pour que le droit à être consulté et à donner son consentement libre et éclairé soit une réalité pour les populations autochtones et pour que celles-ci ne soient pas victimes d’autres atteintes aux droits humains.

PDF - 155 ko

Amnesty International : Les gouvernements doivent cesser d’imposer des projets de développement sur les territoires des peuples indigènes
8 août 2012

Pour lire d’autres articles sur un des thèmes abordés ici, utiliser la fonction «  recherche avancée »
Chartes  |  Qui sommes-nous ?  |  Impressum  |  contact
Palais des Nations, Bureau S-84  |  Avenue de la Paix 8-14  |  CH-1211 Genève 10  |  T: +41 22 917 29 30  
réalisé par vocables.com avec Spip
sommaire le temps L´Orient-Le Jour Geopolitis swissinfo LE COURRIER rue 89 Slate Afrique ipsnews