Les Nations Unies recommandent de stopper la course aux exportations

16 septembre 13

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Pourquoi l’économie mondiale n’arrête-t-elle pas de décélérer avec une croissance de 4,1 % en 2010, de 2,8% en 2011, de 2,2 % en 2012 et, peut-être de 2,1 % en 2013, malgré les plans de relance massifs pratiqués par les Etats et les banques centrales ? Pourquoi le commerce mondial croît-il à un rythme d’à peine 2 % ? Pourquoi la reprise, qui devait tirer la planète de la récession débutée en 2008, demeure-t-elle languissante ?

Un ajustement budgétaire mal venu

Parce que les stratégies de croissance qui ont conduit à la crise persistent dans l’erreur, répond le Rapport 2013 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) publiées à Genève jeudi 12 septembre. Du côté des pays développés, le constat est clair : "La sortie de crise ne peut pas commencer par un ajustement budgétaire comme l’Europe tente de le faire", explique Alfredo Calcagno, responsable de l’équipe de la division mondialisation et stratégie qui a rédigé le rapport. Du côté des pays en développement, il n’y a pas non plus de mystère : l’atonie des économies développées les prive des formidables exportations qui leur ont permis de décoller durant les années 2000.

"Il faut changer de modèle et de logique ", poursuit Alfredo Calcagno. La logique qui a prévalu est celle du marché et le modèle dominant est le tout-export et la financiarisation de l’économie que la CNUCED a toujours combattus. Fidèle à son penchant keynésien et même, pourrait-on dire, social-démocrate, l’institution se dit partisane d’un retour de l’Etat sur le devant de la scène et d’une relance budgétaire, car la confiance des marchés viendra encore plus d’une demande en progrès que de plans d’austérité budgétaire qui étranglent celle-ci.

Il faut en finir avec la politique du tout-export dont les limites tiennent au fait que tous les pays la pratiquent et qu’elle repose sur des coûts salariaux bas et sur un moins-disant fiscal, lit-on dans le rapport. Il est donc nécessaire de "mettre l’accent" sur la demande intérieure qui suppose une augmentation des revenus du travail et qui assurera à chaque pays une moindre dépendance par rapport à la conjoncture internationale.

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