Le meilleur choix face au réchauffement

13 août 10 - Les événements météorologiques extrêmes de ces derniers jours relancent le débat sur le réchauffement climatique. Le point de vue d’ Etienne Dubuis, journaliste au Temps et auteur de « Sale temps pour le GIEC » au éditions Favre.

Etienne Dubuis/Le Temps - Les changements climatiques qui ont jalonné l’histoire de la Terre ont posé un défi constant à l’humanité. Qu’ils se soient manifestés sous forme de refroidissement ou de réchauffement, ils l’ont sans cesse obligée à s’adapter à de nouvelles conditions d’existence en déplaçant son habitat ou en se dotant d’équipements nouveaux.

Le réchauffement actuel de la température globale a ceci de particulier que l’homme paraît bien y être pour quelque chose. L’écrasante majorité des climatologues considèrent en tout cas que, en émettant certains gaz dans l’atmosphère, la société industrielle contribue à accentuer l’effet de serre, soit la rétention de la chaleur solaire. Or, si l’humanité porte, même très partiellement, la responsabilité de cet événement, cela signifie aussi qu’elle a la possibilité, en modifiant ses habitudes, de limiter pour la première fois le changement climatique.

Le réchauffement peut donc être affronté aujourd’hui de deux façons. En tentant de s’y adapter, comme l’homme l’a toujours fait, ou en essayant de l’atténuer, ce qui constituerait un geste sans précédent. Il s’agit là d’une alternative centrale, qui trace mieux qu’aucune autre la frontière entre les camps politiques, et idéologiques, en présence.

Le mouvement écologiste montre une préférence marquée pour la seconde option, convaincu qu’il est de l’impact négatif, et même catastrophique, des activités humaines sur la nature. A ses yeux, le salut est à chercher dans une rupture aussi radicale et rapide que possible avec l’ordre actuel, basé sur la prétention de l’homme à dominer sans entraves son environnement.

Opérer un tel choix a cependant un coût exorbitant. Limiter drastiquement les émissions de gaz à effet de serre revient à réduire la croissance, y compris dans les pays en développement. Il semble donc plus raisonnable de privilégier une autre option. Soit de miser sur la croissance, qui a pour vertu cardinale de donner aux populations plus de moyens d’adaptation. Tout en favorisant une révolution technologique susceptible sur le long terme de réduire les émissions à moindres frais.

Le Temps : Canicule, mousson : la météo joue avec les nerfs des climatologues

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