La Suisse doit laisser entrer les personnes vulnérables de Syrie qui ont de la famille en Suisse (OSAR)

11 avril 13

Berne, le 11 avril 2013/OSAR - L’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR reçoit presque quotidiennement des appels désespérés de Syriennes et de Syriens domiciliés en Suisse. Ces gens ne veulent qu’une seule chose : mettre en sécurité leurs proches dont la vie et l’intégrité physique sont menacées. Après la suppression de la procédure à l’ambassade, l’OSAR constate maintenant une impérieuse nécessité d’agir, car le « visa humanitaire » que les politiciens ont proposé en remplacement semble ne pas fonctionner.

Depuis que la guerre civile a éclaté en Syrie, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés OSAR a appelé à plusieurs reprises le Conseil fédéral à reprendre la politique des contingents de réfugiés qui avait fait ses preuves dans le passé et à contribuer ainsi par solidarité à soulager l’immense détresse des réfugiés. « Mais il ne s’est presque rien passé et, pendant que la Suisse officielle détourne le regard, la tragédie se poursuit », constate Beat Meiner. Et le secrétaire général de l’OSAR précise : « La Suisse a tout juste laissé entré sur son territoire un contingent de 37 personnes, alors qu’ils sont plus de quatre millions à croupir dans les camps des pays voisins ou à s’être réfugiés dans d’autres régions de leur propre pays ! »

Mais les contingents ne sont pas la seule chose que la Suisse peut décider librement. Le sort des personnes vulnérables, en particulier les familles avec enfants, les malades ou les blessés, est également entre ses mains.

Ce qu’il y a à faire

« L’OSAR demande au Conseil fédéral de réduire immédiatement les procédures d’obtention de visa à un minimum de bureaucratie pour les réfugiés syriens et en particulier pour les personnes vulnérables qui ont de la famille en Suisse », poursuit Beat Meiner.

La Suisse doit émettre un signal et délivrer immédiatement, de manière facilitée, des visas humanitaires aux Syriens en quête de protection. D’après les informations de l’OSAR, il règne de grosses incertitudes à ce propos. « Le visa humanitaire proposé par la classe politique en remplacement de la procédure à l’ambassade ne doit pas devenir un mot vide de sens. Il en va de la crédibilité de la politique suisse à l’égard des réfugiés », avertit le secrétaire général de l’OSAR.

Il faut dispenser immédiatement une aide efficace à la Turquie, au Liban et à la Jordanie, afin d’éviter que l’afflux quotidien de réfugiés de guerre syriens ne provoque une dégradation de la situation dans ces pays et, de ce fait, encore plus de détresse pour les réfugiés. C’est pourquoi l’OSAR demande aussi une augmentation substantielle de l’aide octroyée sur place au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

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