La Gambie renonce à faire exécuter les condamnés à mort

21 septembre 12 - Après avoir fait fusiller neuf détenus le mois dernier et menacé de faire exécuter d’ici la mi-septembre tous les condamnés du couloir de la mort, le président Yahya Jammeh annonce un moratoire sur les exécutions.

ACAT - Dans un communiqué diffusé vendredi 14 septembre 2012, Yahya Jammeh annonce un moratoire sur les exécutions après avoir fait fusiller neuf détenus le mois dernier. A moins, dit-il, que le taux de crimes violents n’augmente. A ce moment là, le moratoire annoncé serait automatiquement levé.

L’exécution de neuf détenus, fin août, à Banjul avait provoqué un tollé. Pour la première fois depuis vingt-sept ans, la peine de mort était appliquée dans ce pays d’Afrique de l’ouest. Des dizaines d’autres prisonniers se retrouvaient menacés de subir le même sort de façon imminente. Des détenus parmi lesquels figurent des malades mentaux et des prisonniers politiques.

Le président gambien a reçu de nombreux appels à suspendre les exécutions, notamment du conseil des anciens, des groupes de femmes et de jeunes. Au niveau international, des émissaires des présidents mauritanien et ivoirien sont venus à Banjul implorer la clémence de Yahya Jammeh. Tout comme l’ancien Premier ministre sénégalais Souleymane Ndéné Ndiaye.

Le président Yahya Jammeh s’est peut-être inquiété des conséquences que tout cela pourrait avoir sur l’image du pays et sur le tourisme, ressource essentielle de la Gambie. Cette bonne nouvelle ne doit toutefois pas faire oublier que le régime gambien règne par la terreur.

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